la publicité, la promotion, les tendances, rendent difficile l'appréhension des objets et, surtout, l'attribution à ceux-ci d'une qualité inhérente. J'arrive à ce stade de la vie où le relativisme extrême est plus confortable que la défense de ce que j'aime. Pourquoi défendre ses amours et pourquoi aime-t-on des choses qui ne cessent de prouver leur inconstance et leur interchangeabilité. J'ai trop longtemps vécu à travers mes goûts, qui sont aussi ceux des autres. Ma valeur en tant que personne a trop longtemps dépendu de la reconnaissance  attribuée, par des instances extérieures, à mes consommations. Impossible pourtant de me défaire de ces jugements. Impossible d'exister sans (bons) goûts. Impossible, inconcevable ou juste trop difficile pour moi.